Ce programme est la seule méthode connue permettant de contrôler les populations de chats sauvages. 

  

On compterait aux USA 87 millions de chats errants. Les coûts de captures et d’euthanasie sont évalués à 16 milliards de dollars alors que les stérilisations ne coûteraient “que” 7 milliards pour maintenir une population acceptable de chats errants.

A méditer par nos mairies…

Source: link http://www.chats-errants.com/


Il est mis à la disposition des maires une possibilité d’intervenir dans ce genre de cas de manière à maîtriser la démographie et l’état sanitaire de ces populations, comme précisé ci-dessous :

  

Article L. 211-27 du code rural : « Le maire peut, par arrêté, à son initiative ou à la demande d’une association de protection des animaux, faire procéder à la capture de chats non identifiés, sans propriétaire ou sans gardien, vivant en groupe dans des lieux publics de la commune, afin de faire procéder à leur stérilisation et à leur identification conformément à l’article L. 214-5, préalablement à leur relâcher dans ces mêmes lieux. Cette identification doit être réalisée au nom de la commune ou de ladite association.

  

La gestion, le suivi sanitaire et les conditions de la garde au sens de l’article L. 211-11 de ces populations sont placés sous la responsabilité du représentant de la commune et de l’association de protection des animaux mentionnée à l’alinéa précédent. (…) »

 

Cette intervention fait l’objet d’un arrêté municipal et doit être préparée en coordination avec un vétérinaire et une association de protection des animaux, afin de prévoir le transfert des animaux chez le vétérinaire pour la mise en œuvre des opérations de stérilisation et d’identification, puis le relâcher des animaux. Cette pratique permet de stabiliser la démographie en limitant les possibilités de reproduction, tout en maintenant une population locale qui évite l’envahissement du territoire par de nouveaux chats non stérilisé.

 

Stériliser, c’est protéger

Les propriétaires d’animaux doivent également prendre conscience

que la vie sexuelle du chat n’est pas compatible avec la vie urbaine. Si nous sommes assez inconscients et laxistes pour laisser nos chats sortir non stérilisés et tolérer que « la nature suive son cours », nous provoquons chaque année et imposons à nos voisins, plusieurs portées de chatons dont les quelques survivants deviendront sauvages et grossiront le contingent des chats errants…… un couple de chats peut donner théoriquement en 5 ans, 15 552 descendants.

Le maire a aussi la responsabilité de tenir informés les habitants de la commune de la nécessité de faire stériliser leur animaux de compagnie et de l’obligation qu’impose la loi du 6 janvier 99 en ce qui concerne l’identification obligatoire des animaux âgés de plus de 4 mois.

LES ETAPES D’UNE OPERATION CAPTURE-STERILISATION-RELACHAGE

repérage  des lieux

rep_rage

Lorsqu’un signalement nous arrive, nous nous rendons sur place pour connaître quantitativement et qualitativement (nombre de femelles, mâles, jeunes, sociabilité des chats) la colonie de chats. Nous discutons avec la population riveraine pour savoir quelles sont les habitudes de la colonie (heure de présence, endroits préférés, points de nourrissage…).

trappage

trappage

Des trappes sont posées à l’endroit où sont nourris les chats ou où ceux-ci sont le plus souvent présents et l’attente commence. Lorsqu’un chat se fait prendre, la trappe est couverte pour qu’il se sente en sécurité. L’opération est renouvelée autant de fois qu’il y a de chat.

La stérilisation.

veto

Les chats sont ensuite amenés chez le vétérinaire pour être stérilisés et identifiés soit par tatouage (identification officielle enregistrée a la centrale féline) soit par une croix ou tatouage local signalant qu’ils ont été stérilisés. Ils sont également vermifugés et un bilan de santé rapide est effectué.

La convalescence.

 

convalescence

Les chats sont gardés quelques jours (2 pour les mâles, 4 pour les femelles ou plus selon leur état) dans des cages de convalescence où sont disposés litière, gamelles et couchage.

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Lorsqu’ils sont remis de l’opération, les chats sont libérés sur leur milieu. Ils sont alors suivis par des nourrisseurs. Ces derniers peuvent ainsi nous contacter lors de l’arrivée d’un nouveau chat. Celui-ci est alors trappé et stérilisé. Les nourrisseurs surveillent également l’état sanitaire des chats de la colonie, évitant ainsi la contamination des chats domestiques.

POURQUOI METTRE EN PLACE LE PROGRAMME

CAPTURE-STERILISATION-RELACHAGE

L'argument le plus important est que le programme lorsqu'il est correctement mis en place est la seule méthode connue qui permet de contrôler les populations de chats sauvages.

Seule méthode efficace sur du moyen et long terme

Cette procédure est la seule méthode efficace pour contrôler la croissance des populations de chats sauvages. Le programme stabilise immédiatement la taille d'une colonie si on stérilise au moins 70% des adultes fertiles. Une stérilisation proche de 100% entraîne une diminution progressive de la population dans le temps. A chaque fois que cela est possible, les chatons assez jeunes pour être facilement socialisés sont retirés et placés pour adoption.

Au niveau de la communauté, le programme présente plusieurs avantages. Tout d'abord, la stérilisation diminue le nombre de chats qui passent de la rue aux refuges locaux. Ce qui a un impact considérable sur les taux d'euthanasie.

Un autre avantage est la réduction des coûts pour les agences de contrôle des animaux. Le coût lié aux chats sauvages comprend le temps nécessaire à un agent pour capturer le chat, les dépenses de nourriture et d'hébergement pendant la période d'attente obligatoire avant de pouvoir euthanasier l'animal ainsi que le coût de la procédure d'euthanasie. Le seul coût entraîné par le programme CSR comprend la stérilisation et l’identification de chaque chat. Le reste du travail - capture, nourriture,… est effectué par des bénévoles.

Ce programme permet de mobiliser un grand nombre de bénévoles parce qu'il privilégie la vie. Capturer le plus grand nombre de chats sauvages dans de nombreuses communautés nécessite une armée de bénévoles, qui ne risquent pas de se mobiliser si l'unique devenir des félins est l'euthanasie.

Les alternatives échouées

L'approche traditionnelle consistait à « capturer et tuer ». Le nombre de chats sauvages actuels est une preuve suffisante de l'échec de cette méthode. Les raisons de cet échec sur le long terme sont claires. Premièrement il est difficile de capturer tous les chats d'une colonie. Cela peut prendre plusieurs jours et demander de la persévérance. Les agences de contrôle ont rarement les ressources pour maintenir ce genre d'effort. Les agents du contrôle des animaux posent quelques pièges, capturent quelques chats et réduisent temporairement le nombre de chats.

 

Les colonies abritent autant de chats que les sources de nourriture peuvent alimenter. Une fois que la colonie est réduite, les chats restants se reproduisent jusqu'à atteindre le plafond imposé par les sources de nourriture, la diminution temporaire de la population est vite oubliée.

Les Fondations apportent leurs aides

Les mairies et les associations de protection animale s’engageant pour la stérilisation des chats libres peuvent recevoir une aide de diverses fondations : fondation 30 millions d’amis, fondation Bardot, fondation Bourdon…

 

Pour en bénéficier, il faut alors qu’une convention soit signée entre la mairie et une association de protection animale. Celle-ci doit clairement stipuler que les chats libres seront stérilisés et protégés et qu’en aucun cas il ne sera fait appel à la fourrière ou a d’autres services de régulation prônant l’euthanasie.

 

Cette aide se présente sous forme de bons de stérilisation et d’identification remis aux vétérinaires ou sous forme de participation aux factures réglées directement au vétérinaire.

 

Les exemples dans l’Yonne

De nombreuses villes dans toute la France ont déjà passé des conventions de stérilisations avec des associations. Dans l’Yonne, de nombreuses mairies sont déjà passées à l’action en mettant en place avec des associations de protection animales des conventions (Sens, Joigny, Malay le Grand, Savigny sur Clairis…). En 2008, sur la ville de Sens près de 230 chats libres ont été stérilisés.

 

Sur ces communes, les premiers résultats montrent l’impact positif de cette méthode. Le nombre de chatons a diminué considérablement, la taille des colonies s’est stabilisé et commence à diminuer naturellement, les plaintes des administrés pour des nuisances sonores ou olfactives ont également diminués fortement. La plupart des administrés se montrent extrêmement coopératifs et sont satisfaits de la manière dont sont traités les chats libres.

 

                       

Source de l'article: http://lalettredestjulien.pagesperso-orange.fr/solana.htm

La sexualité des chats et leur stérilisation par le Dr Belais (SPA) Vidéo

La stérilisation, une opération banale favorable à la santé du chat

Stériliser les chats vaut mieux que d'euthanasier les chatons

De la nécessité de faire stériliser votre chat...

http://lesamisdeschatsdeportvendres.over-blog.com/article-stop-aux-abandons-des-animaux-domestiques-un-animal-abandonne-est-un-animal-condamneteriliser-62396427.html